Sécurité des travailleurs
La sécurité des travailleurs constitue une priorité permanente du secteur. Les activités d’extraction et de transformation comportent des risques spécifiques, notamment liés :
- aux déplacements sur site ;
- à la circulation des engins ;
- à la stabilité des fronts de taille ;
- à l’utilisation d’explosifs.
Ces risques font l’objet d’une identification systématique et de mesures de prévention adaptées.
La prévention repose sur une combinaison de mesures techniques, organisationnelles et humaines, parmi lesquelles :
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l’aménagement sécurisé des pistes et des zones de travail, incluant la protection des bords de pistes par des dispositifs empêchant le franchissement ;
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une gestion rigoureuse des fronts de taille afin de limiter les risques d’éboulement ;
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des procédures strictes encadrant les tirs de mines, réalisés par du personnel qualifié et habilité, bénéficiant de formations et de recyclages réguliers.
La sécurité des travailleurs passe également par le port obligatoire des Équipements de Protection Individuelle (EPI) adaptés aux activités exercées. Ceux-ci comprennent notamment :
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le casque de sécurité ;
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le gilet haute visibilité ;
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les chaussures de sécurité ;
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ainsi que, selon les situations, d’autres équipements spécifiques (protection auditive, oculaire ou respiratoire).
Ces équipements contribuent à réduire les risques résiduels et à garantir des conditions de travail sûres sur l’ensemble des sites.
Sécurité du public et prévention des baignades
- les sauts et plongeons incontrôlés ;
- le risque d’hydrocution lié aux écarts de température de l’eau ;
- l’instabilité des massifs rocheux et des parois ;
- la présence d’anciennes installations et d’équipements immergés ou partiellement visibles.








Actions du projet
L’objectif du projet LIFE in Quarries est de développer des méthodes valides et testées permettant d’optimaliser le potentiel d’accueil de la biodiversité de plusieurs sites extractifs en activité en Belgique. L’aspect novateur de ce projet repose sur la mise en œuvre de mesures tant temporaires que permanentes de gestion de la biodiversité.
Les perturbations régulières générées par l’activité extractive contribuent à la création de milieux neufs et vierges qui se révèlent des habitats de choix pour de nombreuses espèces aux besoins particuliers, les espèces pionnières.
Le concept de « gestion dynamique » convient, donc, parfaitement à la gestion de cette nature temporaire puisqu’il repose sur une constante disponibilité de ces milieux pionniers, dans l’espace et le temps, de façon à ce que les espèces pionnières présentes sur le site puissent, en permanence, s’intégrer dans un réseau d’habitats propices au développement de leurs populations.
Le projet LIFE in Quarries vise le développement de ce concept pour plusieurs espèces-cibles rares et protégées en Wallonie qui profiteront des habitats générés par l’activité extractive pour se développer. C’est le cas, entre autre, de l’Hirondelle de rivage, des Lézards des souches et des murailles, des Crapauds accoucheur et calamite ou d’algues typiques de milieux pauvres comme les characées.
L’intégration de la gestion de la biodiversité durant la phase d’exploitation d’une carrière passe par la mise au point de nouvelles approches de développement de la biodiversité et de gestion administrative et légale. Dans une vision à long terme, dépassant la durée du projet LIFE In Quarries (2015-2021), la pérennisation de la gestion dynamique de la biodiversité des sites impliqués sera assurée par la signature de chartes entre les exploitants et le Département Nature et Forêts de la Région wallonne (DNF).
Un réseau d’habitats temporaires est géré de manière mobile dans le temps et dans l’espace en parallèle de l’activité extractive, assurant ainsi une disponibilité constante de milieux propices au développement de la biodiversité.
NATURE PERMANENTE
La phase de restauration des sites, une fois l’extraction terminée, est une phase importante dans la vie d’une carrière. Les actions de nature permanente du projet LIFE in Quarries ambitionnent de montrer que la réhabilitation d’un site extractif peut être initiée – sur les zones périphériques – en parallèle de l’activité industrielle, sans attendre la cessation des activités. L’objectif est de démontrer qu’une meilleure prise en compte des services écosystémiques, tout au long de la vie de la carrière, par un monitoring constant, peut, à terme, permettre de maximiser l’occurrence d’écosystèmes stables et riches en biodiversité.
Ces actions de conservation doivent contribuer efficacement au développement d’habitats diversifiés, hôtes de communautés originales et d’espèces rares, hors du réseau classique des réserves naturelles et du réseau Natura 2000.
Ainsi, les carrières pourront jouer un rôle d’étape (modèle du « pas japonais ») pour la migration, la dispersion et les échanges de populations au sein de zones fortement urbanisées.